Lac Blanc, mai 1900
Photographe : Aimé Henri MAHLER (?)
11 x 8 cm, n°inv. 2022.4302
©Écomusée d’Alsace, Ungersheim
La photographie a été réalisée lors d’une excursion dans le massif des Vosges, au Lac Blanc, sur le ban d’Orbey. Elle est présentée dans un album regroupant de nombreux clichés de promenades et de voyages effectués par des membres d’un milieu social aisé français au tournant du 20e siècle. L’un des deux hommes représentés serait Aimé Henri Mahler, propriétaire de l’album.
La scène montre deux hommes assis sur les rochers en bordure du lac. Tous deux portent un costume trois pièces, un chapeau et tiennent une canne, signes évidents d’appartenance à une bourgeoisie urbaine.
Ce cliché s’inscrit dans le contexte de l’essor du tourisme et de la valorisation romantique des paysages vosgiens vers 1900. Tout comme la photographie, la randonnée se développe dans la première moitié du 19e siècle dans des cercles artistiques et privilégiés, avant de se diffuser dans l’ensemble de la population et de connaître une véritable vague de démocratisation au tournant du siècle. Ce tirage associe deux pratiques caractéristiques des milieux aisés au tournant du siècle.
Scène d’intérieur : deux amis buvant, 1900
Photographe : Aimé Henri MAHLER (?)
11 x 8 cm, n°inv. 2022.4366
©Écomusée d’Alsace, Ungersheim
Le cliché appartient au même album photographique que la vue du Lac Blanc, album regroupant des scènes de promenades, de voyages et de sociabilités au tournant du 20e siècle.
Cette photographie est réalisée dans un intérieur domestique, vraisemblablement un salon. On y retrouve les deux mêmes personnages que sur le cliché du Lac Blanc, probablement deux amis proches. Deux hommes sont assis à une table. L’un fume une cigarette, l’autre une pipe. Devant eux, deux bouteilles de vin et deux verres. La scène semble documenter un moment de sociabilité autour du vin et du tabac.
Dans l’angle gauche se trouve un poêle en faïence, élément de confort caractéristique des intérieurs d’Europe centrale. Sur le mur du fond, deux porte journaux muraux contiennent vraisemblablement des exemplaires de la presse illustrée nationale, possiblement Le Petit Journal, très diffusé à cette époque. À droite, un support mural présente des photographies et des bibelots.
Un détail singulier attire l’attention : un serpent naturalisé placé dans l’une des bouteilles. Objet de curiosité, peut-être souvenir exotique ou élément de cabinet amateur.
La photographie montre une scène beaucoup moins formelle, dans un contexte détendu, voire amusant, montrant un usage social de la photographie qui se rapproche de celui que nous lui connaissons aujourd’hui.
Jeune couple de mariés, vers 1900
Photographe : Rudolf MAYER
13.5 × 10 cm, n°inv. 2022.5218.1
©Écomusée d’Alsace, Ungersheim
La photographie a été réalisée à l’occasion d’un mariage vers 1900 dans l’atelier du photographe Rudolf Mayer à Erstein. Elle appartient à un album conservant plusieurs clichés d’une famille aisée originaire de Strasbourg ou de Breslau, aujourd’hui Wrocław en Basse-Silésie.
Le couple pose sur une estrade, encadré par deux garde-corps décoratifs. À l’arrière-plan, un décor peint en trompe l’œil figure un paysage avec un château en ruines, partiellement dissimulé par un rideau tiré vers la droite. Ce type de décor romantique est caractéristique des ateliers photographiques de l’époque.
La mariée porte une robe noire, conformément à une pratique commune en Europe à cette période, accompagnée d’un voile blanc. Elle tient un bouquet et le marié est vêtu d’un costume et d’un manteau, agrémenté d’une boutonnière florale.
Le cliché montre comment la photographie est devenue un moyen privilégié pour immortaliser les moments les plus importants de la vie.
