Un monstre mécanique : l’haveuse, années 1950
Photographe : Charles BUEB (1921-2007)
18 x 13 cm, n°inv. C360
©Musée de la Mines et de la potasse, Wittelsheim
Ces photographies sont l’œuvre de Charles Bueb, photographe des Mines de Potasse d’Alsace et figure essentielle de la documentation visuelle de l’activités des MDPA, notamment à travers la Gazette des Mines, revue interne de l’entreprise pour laquelle il contribue pendant une trentaine d’années.
Ses images sont produites dans un contexte de communication et de documentation, mais elles se distinguent par une grande proximité avec le terrain. Présent régulièrement au fond, Charles Bueb photographie les mineurs dans leur quotidien de travail, sans mise en scène spectaculaire ni distance symbolique. Son regard s’inscrit dans une forme de familiarité : celle d’un observateur intégré à la communauté minière.
Pris dans les années 1950, ce cliché illustre une période charnière dans l’histoire des Mines de Potasse : la révolution mécanique. Elle montre l’introduction des premières haveuses au fond des mines. Ces machines participent aux travaux d’abatage. Dès lors, le métier de mineur se facilite et tend à devenir un métier de technicien.
Auteur : Loïc DEMESY, assistant de conservation, m2A
Sous la terre, l’extraction du sel de potasse, années 1950
Photographe : Charles BUEB (1921-2007)
18 x 13 cm, n°inv. C835
©Musée de la Mines et de la potasse, Wittelsheim
Ces photographies sont l’œuvre de Charles Bueb, photographe des Mines de Potasse d’Alsace et figure essentielle de la documentation visuelle de l’activités des MDPA, notamment à travers la Gazette des Mines, revue interne de l’entreprise pour laquelle il contribue pendant une trentaine d’années.
Ses images sont produites dans un contexte de communication et de documentation, mais elles se distinguent par une grande proximité avec le terrain. Présent régulièrement au fond, Charles Bueb photographie les mineurs dans leur quotidien de travail, sans mise en scène spectaculaire ni distance symbolique. Son regard s’inscrit dans une forme de familiarité : celle d’un observateur intégré à la communauté minière.
Pris dans les années 1950, la photographie montre l’extraction manuelle typique de l’avant-guerre où le mineur devait s’illustrer par sa force physique en maniant pelle et pioche. Ce cliché illustre la période qui précède la révolution mécanique dans laquelle l’histoire des Mines de Potasse s’apprête à basculer.
Auteur : Loïc DEMESY, assistant de conservation, m2A
Photographe : François Kollar (1904-1979)
18 x 13 cm, n°inv. C491
©Musée de la Mines et de la potasse, Wittelsheim
Réalisées entre 1954-1958, ces photographies s’inscrivent dans une période majeure de la carrière de François Kollar, figure incontournable de la photographie industrielle en France. Ancien ouvrier devenu photographe, Kollar développe dès les années 1930 un regard attentif au monde du travail. Après la Seconde Guerre mondiale, cette approche trouve un nouvel écho : dans un contexte de reconstruction et de modernisation, les grandes entreprises font appel à la photographie pour valoriser leur activité, leurs équipements et aussi leurs ouvriers.
La commande des Mines de potasse d’Alsace (MDPA) intervient alors que l’entreprise, nationalisée, incarne une industrie stratégique au service de l’agriculture et de l’économie nationale. En faisant appel à François Kollar, les MDPA veulent donner une image à la fois maîtrisée et humaine de leur activité.
Les photographies François Kollar offrent une immersion au cœur de l’univers des mines, telles qu’il les découvre au milieu des années 1950. Elles donnent à voir les différents espaces d’une même activité industrielle : le fond de la mine et le jour, l’effort physique et la maîtrise scientifique. Kollar déploie une vision qui articule gestes humains, machines et espaces de recherche. Sans s’affranchir du cadre institutionnel, ses images mettent en valeur les savoir-faire, participant à une représentation positive de l’industrie comme moteur du progrès social et économique de l’après-guerre.
